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Intestin irritable et troubles digestifs : ce que j'aurais aimé savoir


Certain(e)s d’entre vous m’ont connue suite à la vidéo de Louise Aubery alias MyBetterSelf, dans laquelle j'interviens et dont je mets le lien ci-dessous.

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Elle y parle de son acheminement vers le mieux-être, pour mettre fin à ses troubles digestifs et hormonaux, notamment suite à l’arrêt de la pilule.

J’ai pu la rencontrer lors de mon séjour à Paris et nous avons beaucoup parlé à propos de tout ça. Nous nous sommes rendues compte que nous avions des expériences similaires et que nous partagions le même point de vue sur plusieurs choses.

Elle m’avait demandé lors de cette vidéo de citer 3 choses que j’aurais aimé savoir lorsque l’on m’a diagnostiqué le Syndrome de l’Intestin Irritable il y a 10 ans, qui m’auraient fait gagner du temps.

Les voici : 

1) Le régime sans FODMAPs et la glutamine

En premier, j’aurais aimé que l’on me parle du Régime sans FODMAPs.

Au début, lorsqu’on est perdus, on est tentés d’écouter tout le monde, essayer les régimes « tendances » du moment, ou celui qui a marché sur la copine, le voisin (moi-même je les ai tous essayés : le cru, sans lipides, sans glucides, les jus…) on part vite dans tous les sens si nous ne sommes pas aidés. Et c’est cela qui rend le chemin encore plus long et propice au découragement.

On se rend compte que beaucoup de repas que l’on retrouve sur Instagram, que l’on qualifie d’« healthy », qui sont certes magnifiques et même très bons (les Buddha bowls pleins de crudités, de pois chiches, d’avocat et d’oignons par exemple), peuvent être totalement indigestes pour des personnes ayant une certaine sensibilité intestinale.

Aussi, une pomme peut provoquer encore plus d’inconforts qu’une barre de céréales industrielle (pour ne pas citer de marques... !).


J’avais fait mes recherches il y a quelques années et j’avais découvert le régime sans FODMAPs dont on parle beaucoup aujourd’hui.
Il a été inventé spécialement pour soulager le Syndrome de l’Intestin Irritable par la Drss australienne Sue Shepherd, de l’Université Monash en Australie. Les FODMAPs sont des glucides (des sucres) particuliers : ils sont peu digestes et vont fermenter dans l’intestin. On les retrouve dans certains fruits et légumes (pruneaux, dattes, pommes, poires, choux, poireaux, oignons, artichauts…), légumes secs (haricots, pois chiches, lentilles…), produits laitiers (riches en lactose comme le lait, yaourts, crèmes…), confiseries (édulcorants, miel…), aliments riches en gluten

 

En parallèle, il sera important de venir calmer l’inflammation et réparer la paroi intestinale. C’est elle qui sert de barrière au niveau de l’intestin grêle, qui va absorber 90% des nutriments et au contraire empêcher les agents pathogènes et toxines de pénétrer dans l’organisme.

Vous avez peut-être déjà entendu parler de l’hyperperméabilité intestinale. La paroi intestinale (la fameuse barrière) est faite de cellules appelées entérocytes qui sont liées entre elles par ce que l’on nomme jonctions serrées. Dans les cas d’hyperperméabilité, de porosité intestinale (leaky gut en anglais), les jonctions ne sont plus serrées (on peut se visualiser l’image d’une passoire) et laissent passer des molécules qui n’ont rien à faire dans le sang, ce qui va créer une réponse allergique, un état inflammatoire de la muqueuse de l’intestin grêle et du colon.

Pour réparer cette barrière intestinale, il existe un acide aminé que l’on appelle la glutamine, présent dans certains aliments (viande, poisson, les céréales…) mais aussi dans les bouillons d’os ou encore en complément alimentaire. La glutamine est le carburant essentiel des entérocytes.

 

Dans tous les cas, et en complément d’un professionnel de santé, il est important de se faire accompagner par un conseiller en naturopathie qui fera un travail holistique (en prenant en compte la personne dans son ensemble, son parcours, ses antécédents, son environnement, alimentation, hygiène de vie…) afin de mettre en évidence les causes et avoir un programme sur mesure, adapté à votre profil.

 

En termes d’alimentation, le fait d’être suivi permettra également de réintégrer petit à petit les aliments supprimés (afin de ne pas avoir de carence et d’intolérances).


Je ferai prochainement un article de blog sur les causes et manifestations de cette perméabilité intestinale.

2) C'est dans la tête... oui MAIS

Je pense que l’on est nombreux à qui on a sorti un jour le fameux « c’est dans la tête » que ce soit par notre entourage ou des professionnels de santé.

Je dirais même que c’est la phrase qui nous agace le plus. Il est vrai que derrière celle-ci on entend souvent un « tu es hypocondriaque » ou bien « tu n’es pas légitime ». Ou parfois « va voir ailleurs si j’y suis, je ne peux rien pour toi ».


Pourtant il est vrai que la tête, ou du moins notre cerveau, y est pour beaucoup. C’est pour cela que j’aurais aimé qu’à la suite de cette phrase, on m’explique la relation cerveau-intestin, qui en plus d’être complexe est incroyable.

L’intestin et le cerveau sont connectés de manière étroite, notamment par le nerf vague. C’est d’ailleurs l’intestin qui communique le plus avec le cerveau, et non l’inverse (il produit des hormones, comme pour la sensation de satiété par exemple). Notre ventre est aussi capable de contrôler notre anxiété, notre moral.

 

J’aurais également aimé que l’on me dise que 90 % de la sérotonine, aussi appelée « hormone du bonheur » se trouve dans les intestins. Ce qui explique beaucoup de choses !

 

Et enfin, qu’il existe de nombreuses façons de gérer ses émotions, son stress ou encore de stimuler son nerf vague, comme par exemple pratiquer des exercices de respiration abdominale, de la cohérence cardiaque (aux multiples bienfaits) avec l’application Respirelax+, la sophrologie, l’ostéopathie viscérale, méditer ne serait-ce que 5 min par jour, trouver une activité physique douce qui nous correspond sans chercher de résultat

 

J’en profite pour rappeler que dans le mot « maladie », on entend le « Mal à dit ». Toutes les émotions que nous refoulons à l’intérieur de nous-même, que l’on ne veut pas ou que l’on ne peut pas verbaliser pour X raisons, se manifestent tôt ou tard à travers tel ou tel symptôme physique.

Les médecins évoquent un « gros choc » (accident, agression...), mais souvent il s’agit de choses plus silencieuses. Je fais référence par exemple aux fameuses 5 blessures de Lise Bourbeau, dont on a peu conscience.
 

Lorsque les médecins nous annoncent que l’on a l’« intestin irritable », certains nous expliquent que nous devons vivre avec notre « hypersensibilité intestinale ». C’est une piste à creuser pour des personnes qui ont peut-être trop longtemps caché leur hypersensiblité, qui a fini par s’exprimer dans l’intestin, siège des émotions (premier cerveau)c’est en effet un endroit où il est difficile de faire semblant lorsqu’une crise arrive -

 

Notre corps nous parle et nous devons l’écouter. Pour cela, il ne faut pas hésiter à demander de l’aide à un spécialiste en TCC, hypnose, coach en développement, EMDR, psychosomatothérapie… afin de toujours travailler sur la cause et aller jusqu’au bout des choses.

3) N’attendez pas que votre entourage vous comprenne pour avancer, mais plutôt qu’il vous soutienne.

Il y a une différence à cela.
Il n’est pas question ici de tout garder pour soi, bien au contraire. Je vous invite sincèrement à parler de ce qu’il vous arrive, ce que vous ressentez. Aucune pathologie ou quelque inconfort que ce soit ne peut rester tabou. N’ayez pas honte. D’ailleurs, tout au long de votre chemin, vous serez amenés à rencontrer des personnes qui vivront la même chose que vous, vous comprendrons et voudrons s’en sortir eux aussi, ce sera formidable.


Mais votre entourage, vos parents, vos amis, votre conjoint, ne vivent pas avec votre handicap au quotidien.
J’avais tendance à le leur reprocher parfois « Tu ne peux pas comprendre, de toute façon toi tu n’as pas ça, c’est facile pour toi » ... alors que certains (par exemple mes parents) faisaient leur maximum pour m’aider. Des fois ils se trompaient ou étaient maladroits et je m’énervais rapidement. Puis j’ai compris qu’ils ne pourraient jamais ressentir ce que je vivais (et je ne le leur souhaitais pas non plus).
Mais le principal est qu’ils étaient là pour moi. C’est cela qu’il faut retenir.

 

Dans le cas contraire, n’ayez pas peur de « perdre » du monde en chemin. Des personnes que vous pensiez être vos amis, un membre de la famille ou un conjoint.

Sachez que c’est grâce à ce tri que les vrais restent, que l’on peut s’entourer des meilleurs et s’ouvrir à de nouvelles personnes.

 

Enfin, sachez une chose : même si le chemin est long et inconfortable vous pouvez y arriver. Cela demande de la patience, de la persévérance et des remises en question. On est amenés à modifier des habitudes de son hygiène de vie, notamment au niveau de l’alimentation (c’est généralement le plus difficile).

Cela nécessite un certain investissement de votre part, sur le long terme si l’on souhaite des résultats positifs. Il n’y a pas de pilule magique.

Mais c’est aussi ce chemin qui permet une véritable connaissance de soi, de son corps. Au final, on en ressort que plus fier et grandi.

Je rappelle que je n’appartiens pas au corps médical. Je ne pose pas de diagnostic, ni ne demande à ce que vous arrêtiez un traitement, ni ne me substitue à un suivi médical. Je peux être amenée à vous conseiller des compléments alimentaires mais qui ne sont pas des médicaments. SI cela ne l’a pas été fait au préalable, je pourrais vous renvoyer vers un professionnel de santé.

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